Cet article a pour but d’aider certaines personnes qui souhaiteraient partir à l’étranger durant leur cursus universitaire avec le programme Erasmus. J’agrémenterais mes explications de mon expérience personnelle.
Erasmus est un programme d’échange universitaire européen, qui permet d’effectuer un semestre ou une année universitaire dans une université européenne. C’est tout d’abord, beaucoup de paperasse, en amont tout comme en aval. Ca prend bien la tête tout l’été d’avant le départ, et durant la semaine du retour.
C’est bien évidement une année extraordinaire. Avant de partir personne ne peut s’imaginer à quelle point cette année sera magique! Et au retour, on a l’impression d’avoir des choses en commun avec tous les ex-étudiants Erasmus.
Si vous souhaitez partir, adressez-vous au bureau de relations internationales de votre faculté pour plus d’information. Les dossiers sont à rendre au début de l’année du départ (courant février si mes souvenirs sont bons, pour partir en septembre). Chaque faculté aura ses universités partenaires, et les destinations sont variables. Néanmoins vous pouvez toujours tenter de demander une destination qui n’est pas sur la liste en vous arrangeant avec le responsable. Le dossier permet de vous inscrire dans l’une des destinations sélectionnées ainsi que de vous attribuer la bourse Erasmus, et autre(s) bourse(s) de votre région, ou du crous (pour les échelons 4 et 5).
Partir en Erasmus ne nuit pas à vos études (ni à votre santé ^^). C’est un énorme plus! Lors de la sélection pour un Master 2 ça peut sérieusement jouer en votre faveur. A la fac de droit de l’université de Nantes, ils préfèrent envoyer les étudiants à l’étranger pour leur Master 1. Je ne sais pas si c’est la meilleure des choses. Et si vous en avez la possibilité je vous conseillerais de partir plutôt en 3ème année de Licence!
En M1, j’ai donc été confronté à deux problèmes majeurs. La rédaction de mon mémoire à l’étranger, avec très peu d’accès à la documentation, une communication altérée avec ma maître de mémoire (car par mail)… et encore j’ai eu énormément de chance avec elle. Et le second problème: les dossiers de M2!!! c’est un processus long et prise de tête surtout de l’étranger, car il faut assembler énormément de papiers que l’on n’a pas sur soit, ainsi que les envoyer par la poste dans les délais préconisés.
Au sujet des destinations, si vous voulez partir en Europe de l’Est ou dans les pays Scandinaves, il n’y a pas d’inquiétudes à avoir concernant la langue, car les cours seront en anglais. Apparemment il n’est pas si bien vu de partir en Espagne, soit disant que le niveau serait inférieur. Vous allez travailler plus dans les pays nordiques, et surtout en Grande Bretagne (simplement la Grande Bretagne n’est pas parfaitement adapté aux échanges universitaires, et n’apprécie pas le fait que ça fait baisser du prestige aux universités avec des résultats plus bas que la moyenne).Et si vous partez en Allemagne votre année se terminera courant juillet au plus tôt ce qui peut ne pas être pratique pour envoyer ses notes en M2, et pour plein d’autres choses également (si vous voulez passer une année tranquille en Allemagne, partez en L3).
A Prague, en République tchèque c’était le spot parfait, en plein coeur de l’Europe, par contre je déconseillerais d’aller dans d’autres villes tchèques, qui sont très petites et bien paumées, et même en général je peux vous conseiller de ne pas choisir de trop petits « bleds » (mais après chacun ses gouts). Les cours étaient assurés par des professionnels du droit très qualifiés, pas toujours bon pédagogues. On avait souvent des polycopiés du cours, ou alors des power point du profs qui nous étaient envoyés. L’université et la fac étaient très bien, tous les français étaient d’accord pour dire que la fac était mieux équipée que nos facs françaises. Et les responsables Erasmus étaient tout simplement des crèmes (en comparaison avec ce que j’ai à Nantes) ! Par contre nous étions tous ensemble dans une classe à pars, ce qui n’aide pas à s’intégrer avec les tchèques, je pense que c’est le gros défaut des destinations où la langue des cours n’est pas celle des habitants, ce n’est pas non plus la seule raison, mais ça n’aide pas à la base.
C’est à peu près tout. Bonne année en Erasmus, pour ceux qui partent! Bon courage pour ceux qui prépareront leurs dossiers au vu d’un départ l’année prochaine!